Au nom de toute l'équipe et de moi-même je profite de l'occasion pour vous souhaiter à tous une très bonne année 2012.
L’agroalimentaire, qui est au centre de l’économie québécoise et
canadienne, fait face à de multiples enjeux et 2012 ne fera pas
exception à la règle. Que ce soit les importations non-conformes ou les
entraves à l’exportation, le coût des intrants, de l’essence, les
nouveaux systèmes qualités ou de traçabilité, le développement durable,
la main d’œuvre, l’innovation, la R&D et autres, ces nombreux enjeux
diminuent encore plus les marges de profits alors que le l’industrie
doit investir dans ses équipements, dans l’innovation et dans la
formation de son personnel pour demeurer compétitif.
Pour avoir un secteur alimentaire fort, capable de saisir
les occasions d’affaires, nous croyons qu’il faut d’abord que le
Gouvernement du Québec reconnaisse l’importance de chacun de ses
acteurs, particulièrement le secteur manufacturier de la transformation
alimentaire du Québec qui a été pris pour compte jusqu’à présent. Nous
avons fait cette demande à plusieurs reprises dans les dernières années
et avons eu la chance en janvier de l’exprimer à nouveau dans le cadre
des consultations prébudgétaires.
Le Conseil de la transformation alimentaire et des produits de consommation a clairement exprimé que la
transformation alimentaire compte sur le soutien du gouvernement qui,
selon nous, doit jouer un rôle de catalyseur par le biais de différents
leviers incluant:
-
Soutien et assistance : le gouvernement peut
soutenir et assister l’industrie de la transformation alimentaire et ce,
de façon non financière. Le soutien peut alors prendre la forme de
programmes institutionnalisés, de conseils et d’accompagnement, de
veille ou encore d’animation de l’industrie comme la mise en place
d’événements de réseautage.
-
Financement : le financement peut être direct et
indirect : le financement direct comprend les subventions et le
financement indirect les mesures de fiscalité favorables aux
transformateurs alimentaires comme les crédits impôts.
-
Législation : en termes de législation, le
gouvernement provincial peut avoir une action directe sur les lois du
Québec et ainsi émettre, moderniser, harmoniser ou abroger des lois
afin de promouvoir des conditions d’affaires justes et équitables. De
plus, le gouvernement provincial peut avoir une action indirecte et
user de son influence au niveau fédéral pour que celui-ci émette,
modernise, harmonise ou abroge des lois fédérales.
-
Concertation : le gouvernement peut encourager
la concertation entre les différentes parties prenantes afin d’améliorer
la communication dans l’industrie, de développer des solutions
avantageuses pour toutes les parties et d’améliorer la coordination et
la gestion des transversalités. Cela peut se faire par la mise en place
de structures de concertation multi-paritaires par exemple.
2012 s’annonce une année charnière pour le secteur
alimentaire. Le gouvernement du Québec sera en mode pré-électorale et
MAPAQ doit aller de l’avant avec son Livre vert donc à nous de saisir
toutes les opportunités pour assurer la reconnaissance et le
développement de notre secteur. Bien que de grands pas aient été
franchis, mon vœu pour 2012 demeure encore que le secteur de la
transformation alimentaire soit enfin reconnu à sa juste valeur et à la
hauteur de sa contribution à l’économie québécoise.
SYLVIE CLOUTIER, présidente-directrice générale