À l’instar de l’année précédente, 2008 a été fortement marquée par les négociations du «cycle de Doha» à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Malgré l’échec des négociations à la fin juillet, le directeur général de l’OMC, M. Pascal Lamy, affirmait le 12 août, à la Conférence sur le partenariat mondial pour le développement tenue à New Delhi, que «les Membres nous ont très clairement dit que les négociations ne devaient pas être abandonnées ... les résultats obtenus sont trop importants pour être laissés de côté». Quoiqu’il advienne, tout accord qui pourrait éventuellement être conclu aura un impact déterminant sur l’avenir du système canadien de gestion de l’offre et de l’industrie avicole au pays.
En ce qui a trait au dossier de la grippe aviaire, l’Équipe québécoise de contrôle des maladies avicoles (ÉQCMA), créée par et pour l’industrie avicole dans le but de gérer les risques associés aux maladies contagieuses, a poursuivi la révision de son Plan intégré de gestion de crise avicole. Une importante simulation «terrain» s’est d’ailleurs tenue en juin, avec succès. Une ou deux simulations annuelles feront désormais partie de l’agenda des partenaires de la filière avicole. Au moment d’écrire ces lignes, les partenaires de l’industrie réfléchissaient sur les façons d’établir concrètement une structure permanente et indépendante pour l’EQCMA.
Le dossier de la Convention de mise en marché du poulet, qui fixe les règles du jeu quant à l’approvisionnement du poulet vivant, a été au cœur de nos actions en 2008. Si aucune entente n’intervient entre l’Association des abattoirs avicoles du Québec (AAAQ), l’Association des acheteurs de volailles du Québec (AAVQ) et Les Éleveurs de volailles du Québec (EVQ), le dossier devra être arbitré par la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec, ce qui risque fort probablement de repousser l’application d’une nouvelle convention en 2009.
L’année 2008 a également été marquée par la fermeture définitive de l’usine de Volailles Grenville. L’entreprise avait été acquise en 2007 par Exceldor coopérative avicole qui a poursuivie l’intégration de ses éléments d'actifs.
Comme ce fut le cas l’an dernier, les discussions se sont poursuivies entre transformateurs et producteurs canadiens afin d’élaborer des mécanismes d’amélioration du système d’allocation nationale avec pour objectif de le rendre plus fidèle aux réalités du marché.
Enfin, je voudrais profiter de l’occasion pour remercier monsieur Jacques Boulanger, président sortant, pour son importante contribution à notre association et au développement de l’ensemble de l’industrie avicole québécoise.
En conclusion, l’industrie de la volaille relève, année après année, de très nombreux défis et elle le fait avec brio. Quant aux consommateurs canadiens, ils peuvent compter quotidiennement sur des produits sains, de grande qualité et à prix avantageux.
Yvan Brodeur, président
Conseil de direction, AAAQ