L’année 2007 a été fortement marquée par les hauts et les bas des négociations du «cycle de Doha» à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Ces négociations ont repris à Genève en octobre et le processus est demeuré à toutes fins utiles inchangé. Les questions de la compétitivité des exportations, du support domestique et de l’accès aux marchés étaient toujours au cœur des discussions au moment d’écrire ces lignes. L’accord final, quel qu’il soit, aura un impact déterminant sur l’avenir de l’industrie avicole au pays.
En ce qui a trait au dossier de la grippe aviaire, l’Équipe québécoise de contrôle des maladies avicoles (ÉQCMA), créée par et pour l’industrie avicole dans le but de gérer les risques associés aux maladies contagieuses, a complété une partie importante de son Plan intégré de gestion de crise avicole. L’industrie devra se pencher sur l’établissement d’une structure permanente et indépendante pour l’ÉQCMA. Par ailleurs, un comité mis sur pied par l’AAAQ a élaboré un Plan de biosécurité pour le chargement et le transport des oiseaux vivants. Les abattoirs du Québec souhaitent l’implantation des mesures contenues dans ce plan en 2008.
Le dossier de la Convention de mise en marché du poulet, qui fixe les règles du jeu quant à l’approvisionnement du poulet vivant, occupera une grande partie de nos énergies d’ici à son renouvellement. Si aucune entente n’intervient entre l’Association des abattoirs avicoles du Québec (AAAQ), l’Association des acheteurs de volailles du Québec (AAVQ) et Les Éleveurs de volailles du Québec (ÉVQ), le dossier devra être arbitré par la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec, ce qui risque de repousser l’application d’une nouvelle convention plus tard dans l’année 2008.
Comme ce fut le cas l’an dernier, les discussions se sont poursuivies entre transformateurs et producteurs canadiens afin d’élaborer des mécanismes d’amélioration du système d’allocation nationale avec pour objectif de le rendre plus fidèle aux réalités du marché.
Enfin, je voudrais profiter de l’occasion pour remercier monsieur Paul Ouellette, président sortant et nouveau retraité de la compagnie Olymel pour son importante contribution à notre association et au développement de l’ensemble des industries avicoles québécoise et canadienne durant ses quelques 35 ans de carrière. Je salue également l’engagement au sein de notre conseil de direction de messieurs Ghyslain Marcil et Jean Lauzon qui ont dirigés Volailles Grenville inc. jusqu’à son acquisition en mars 2007 par Exceldor coopérative avicole.
En conclusion, l’industrie de la volaille relève, année après année, de très nombreux défis et elle le fait avec brio. Les consommateurs canadiens sont privilégiés d’avoir accès à de tels produits, sains et de grande qualité.
Jacques Boulanger, président
Conseil de direction, AAAQ
Réalisations de l'Association des abattoirs avicoles du Québec (2007)
- Représentation aux tables canadiennes de discussions sur les conditions de marché et les approvisionnements en tant que membre du Conseil canadien des transformateurs d’œufs et de volailles (CCTOV) dont l’un des rôles est de représenter les intérêts de ses membres auprès des instances gouvernementales et des Producteurs de poulets du Canada (PPC);
- Participation aux discussions entre transformateurs et producteurs canadiens afin d’élaborer des mécanismes d’amélioration du système d’allocation nationale avec pour objectif de le rendre plus fidèle aux réalités du marché;
- Participation à de nombreuses rencontres, tant à l’échelle nationale que provinciale, afin d’établir adéquatement les volumes d’approvisionnement par période;
- Participation, en tant que partie reconnue officiellement par la Régie des marchés agricoles du Québec, en partenariat avec l’Association des acheteurs de volailles du Québec (AAVQ) et Les Éleveurs de volailles du Québec (ÉVQ), aux négociations et aux discussions relatives à la mise en œuvre et au renouvellement de la Convention de mise en marché du poulet;
- Présentation d’un mémoire devant la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois (CAAAQ);
- Participation active, à titre de partenaire, aux activités et au développement de l’Équipe québécoise de contrôle des maladies avicoles (ÉQCMA).